En mai, Ruben Amorim se tenait au milieu d'Old Trafford, inclinant la tête pour s'excuser d'une saison « désastreuse » qui l'avait vu terminer 15e de Premier League et perdre la finale de la Ligue Europa. Il a rassuré le public en promettant : « Des jours meilleurs nous attendent. »
Mais trois mois plus tard, cette déclaration est devenue un fardeau qui pèse sur son siège. La défaite contre Grimsby Town – une équipe de quatrième division – n'a pas seulement été une surprise au tableau d'affichage. C'était un miroir qui a révélé toutes les failles de Manchester United : une équipe valant plus de 400 millions de livres sterling a été battue par un adversaire bâti avec 3 millions de livres sterling ; des contrats à succès comme Sesko, Cunha, Mbeumo ne sont encore que de beaux noms sur le papier ; et un système tactique facilement « lisible » par des adversaires bien plus faibles.
Quand le 3-4-3 devient des chaînes
Amorim est arrivé au club en provenance du Sporting Lisbonne avec la réputation d'avoir un 3-4-3 discipliné. Mais la Premier League n'est pas le Portugal. Lors de ses 27 premiers matchs, il a perdu 14 matchs. Il est resté fidèle à son schéma tactique, faisant tourner ses joueurs selon ce système rigide, même s'ils manquaient clairement d'outils pour le maîtriser.
Le match d'ouverture contre Arsenal avait offert un peu d'espoir : United aurait pu gagner s'il avait saisi sa chance. Mais Fulham a rapidement mis le doigt sur le problème : United a débuté avec enthousiasme, puis s'est effondré sous la pression. À Grimsby, la tragédie a atteint son paroxysme : un adversaire de quatrième division, mais un pressing plus intelligent, plus précis et… plus courageux.
Le plus triste, c'est qu'Amorim ne manque pas d'effectifs de qualité. Sesko, attaquant de 22 ans, était autrefois la cible de toute l'Europe. Cunha, joueur polyvalent très apprécié, et Mbeumo, attaquant rapide et direct. Mais ils sont tous perdus dans le système cadré. La soi-disant « marque Amorim » est progressivement devenue un frein.
L’erreur d’André Onana a aggravé le désespoir. |
L'erreur d'André Onana a aggravé le désespoir. Encaisser un but à bout portant est normal, mais rater un ballon haut devant le but est un désastre. Autrefois considéré comme un gardien moderne, Onana est aujourd'hui qualifié de « pire recrue de l'histoire de la Premier League » par les supporters de Manchester United.
Le milieu de terrain est également en difficulté. Privé d'un véritable milieu de terrain polyvalent, Bruno Fernandes est contraint de jouer constamment hors de son poste. Casemiro a passé son apogée. Kobbie Mainoo, le jeune espoir, est perdu dans le chaos. Manchester United a un besoin urgent d'un « libérateur » au milieu de terrain, mais le mercato approche à grands pas.
Sur le plan offensif, le prêt de Rashford à Barcelone équivalait à se débarrasser d'un joueur clé, laissant Amorim seul face à ce puzzle inachevé. Garnacho, Sancho et Malacia ont été « exilés » hors du plan, mais n'ont pas pu être vendus, transformant le vestiaire en un marché étouffant l'après-midi.
La confiance a disparu ?
S'il y a une chose qu'Amorim a conservée de sa série de défaites, c'est la confiance du public d'Old Trafford. Ils compatissent à son sort, car il hérite d'un héritage déformé et déstructuré après l'ère Sir Alex Ferguson. Mais la confiance n'est pas infinie. La défaite contre Grimsby – une équipe qui évoluait en ligues semi-professionnelles il y a quelques années à peine – est une tache difficile à effacer.
Amorim lui-même a admis : « Le pire, c'est de répéter les mêmes erreurs. Je suis sincèrement désolé pour les supporters. » C'était la voix d'un entraîneur qui savait qu'il était au bord du gouffre.
La question est : Amorim démissionnera-t-il ou attendra-t-il d'être renvoyé ? Il a un jour laissé entendre : « Si le club me trouve inadapté, je partirai. »
Les propriétaires de MU sont impatients, la possibilité qu'Amorim soit renvoyé est tout à fait possible. |
Mais en réalité, la décision appartient désormais aux dirigeants. Jim Ratcliffe et Omar Berrada l'ont ardemment défendu. Mais si United perd des points contre Burnley ce week-end, oseront-ils le conserver pour le derby de Manchester le 14 septembre ?
Une crise tactique, morale et de confiance – tout cela est lié à un seul nom : Ruben Amorim. Il pourrait devenir la prochaine victime du cycle d'Old Trafford, où aucun manager n'a survécu longtemps depuis Ferguson. Ou, paradoxalement, Amorim pourrait profiter du derby contre Manchester City pour renverser la situation, comme Van Gaal et Mourinho l'ont déjà fait.
Le football est cruel, car une promesse peut devenir un fardeau. Amorim avait promis que des jours meilleurs viendraient. Mais ce dont United a besoin aujourd'hui, ce ne sont pas de promesses lointaines, mais d'une victoire, d'un système clair et, surtout, d'une raison d'y croire.
Sinon, l’histoire désignera Amorim comme une nouvelle ellipse dans la tragédie sans fin d’Old Trafford dans l’ère post-Ferguson.
Source : https://znews.vn/chuyen-gi-se-xay-ra-tiep-theo-voi-amorim-post1580918.html
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