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Souvenez-vous des jours de pêche à la campagne

Depuis combien de temps n'avons-nous pas connu de crue ? Nous n'entendons plus le bruit des gens pataugeant dans la boue, les acclamations résonnant dans les coins des champs bas, ni le soleil sec dans les prairies salées, imprégné d'une odeur d'alluvions les jours de pêche.

Báo Long AnBáo Long An09/08/2025

Illustration (IA)

À cette époque, mon village comptait peu d'étangs aux berges solides. Après chaque récolte, lorsque l'eau se retirait des champs, les gens prenaient rendez-vous pour aller aux champs. Les adultes apportaient houes, pelles, paniers, filets, etc. Nous, les enfants, n'avions que le dos nu et des yeux aussi avides que le soleil lors des journées de canicule. C'étaient des journées inoubliables, le soleil, le vent et les rires emplissant les berges des fossés. Chacun avait une tâche à accomplir, ses mains ramassant rapidement l'eau des flaques, chaque seau d'eau recueilli semblait absorber toute l'impatience. La boue collait entre nos orteils, le vent soufflait à travers les champs, le soleil nous coulait dans le dos comme du miel. Toute fatigue semblait dissipée par la joie qui nous habitait.

Quand le niveau de l'eau était bas, les poissons se mirent à sauter. Certains jaillissaient de la boue comme de petites flèches, d'autres rampaient à la recherche d'une issue, se prenaient dans les racines et restaient immobiles, respirant bruyamment. Nous nous cachions dans les monticules de terre, tenant des paniers ou des chiffons, parfois à mains nues, et quand nous apercevions l'ombre du poisson, nous nous précipitions vers lui. Parfois, nous le manquions, nos corps entiers tombaient, le visage couvert de boue, mais nos rires étaient aussi vifs que la première pluie de la saison. Un poisson-chat nous mordait les mains, nous faisant couler le sang. Un poisson-serpent se débattait et nous éclaboussait le visage. Pourtant, personne ne ressentait la douleur. Chaque fois que nous attrapions un poisson, nos mains se levaient et nos cœurs étaient légers.

Les poissons échoués gisaient sur le flanc dans les paniers, leur bronze brillant sous le soleil éclatant de l'après-midi. Chaque espèce avait sa propre apparence, un vestige du terroir de ma ville natale, des saisons pluvieuses et ensoleillées, capricieuses. Certains de ces poissons étaient ramenés pour être braisés au curcuma, d'autres grillés en bordure des rizières, l'arôme emplissant les bambouseraies, la fumée s'élevant et se mêlant aux gazouillis des enfants racontant des histoires. Ces plats, même en ville, n'ont jamais le même goût.

Après la pêche, tout le monde était trempé, le visage, les mains et les pieds sales. Mais personne n'était pressé de rentrer. Le champ ressemblait à une vaste aire de jeux : les adultes se reposaient sur les berges herbeuses, les enfants se poursuivaient dans les rizières craquelées, laissant l'après-midi s'écouler lentement, le coucher du soleil teintant de rouge les haies de bambous, s'étalant sur l'eau et les petites têtes.

La campagne d'antan est désormais couverte de parterres de fleurs. Les étangs de ma ville natale sont rarement à sec, la pêche est devenue un vieux souvenir, dans les histoires. Les saisons heureuses dans les champs se sont espacées. Plus personne n'attend que l'eau se retire, plus les enfants de la campagne n'acclament bruyamment lorsqu'ils attrapent une perche dans la boue épaisse. Les rires qui résonnaient dans les champs n'existent plus que dans les souvenirs de ceux qui ont vécu une époque innocente, passée comme des rayons de soleil filant à travers les doigts.

Parfois, en passant par les champs, j'ai envie de patauger dans la boue, de barboter dans les rires des enfants, de m'asseoir au bord du champ pour griller du poisson, de respirer l'arôme puissant du poisson brûlé et d'avoir l'eau à la bouche. J'ai envie de sortir le panier de la flaque, le cœur battant, sans savoir s'il contient du poisson. Ces moments simples resteront gravés dans ma mémoire.

Le temps où je pêchais dans les champs à la campagne est pour moi un monde de souvenirs, une partie de ces années où j'étais si petit dans ces vastes champs, une pure tranche de vie. Et puis, si un jour ces souvenirs me reviennent, je veux redevenir cet enfant de la campagne, pieds nus dans la boue, courant à travers les champs dorés sous le soleil couchant pour rentrer chez moi et montrer à ma mère sa pêche encore chaude et légèrement poissonneuse…

Nhat Pham

Source : https://baolongan.vn/nho-thuo-tat-ca-dong-que-a200295.html


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