Le galanga pousse beaucoup sur les rives des rizières et dans les canaux de la commune de Giong Rieng.
À cette époque, le galanga n'était pas seulement utilisé comme épice, il offrait aussi de l'ombre aux poules pour trouver des vers et un endroit où les enfants pouvaient jouer à cache-cache. Quand ma mère rentrait du marché, elle apportait un bouquet de galanga frais, le coupait en petits morceaux et le mettait dans la marmite de poisson braisé. L'arôme se dégageait et elle savait que la famille allait déguster un délicieux repas.
Les fleurs de galanga ont une beauté rustique et sont très parfumées.
Ma grand-mère m'a raconté que pendant la guerre, les denses buissons de galanga contribuaient également à protéger les soldats et les groupes de guérilleros de la commune de l'encerclement ennemi. Parmi les sentiers marqués par les pas des personnes transportant des vivres, il y avait aussi des sentiers camouflés par des feuilles et des tiges de galanga, grâce auxquels les soldats passaient sans encombre à la vue de l'ennemi et échappaient aux rafles féroces.
Galanga.
Les jardins de galangas au bord des champs, derrière les maisons, dans les terres le long des canaux de ma ville natale pendant les années de guerre, étaient des endroits où les gens cachaient des armes, abritaient des cadres et construisaient des huttes pour cuire le riz pour les soldats.
Les pères et les oncles passaient également par ces buissons de galanga lorsqu'ils se rendaient dans la zone de guerre, et le galanga est devenu une partie des souvenirs de ces jours difficiles de lutte.
Mme Thi Thu Hanh, résidant dans le hameau de Giong Da, a choisi le galanga comme moyen de subsistance depuis 15 ans.
Aujourd'hui, Giong Rieng a changé. Dans les anciens champs, on cultive non seulement du riz et des poissons, mais aussi du galanga pour compléter ses revenus. Les jeunes pousses de galanga, encore vierges de fleurs, sont cueillies, lavées et liées en bottes. Les pousses de galanga, croustillantes et fraîches, sont sautées avec de la viande de buffle, du bœuf ou mises dans une marmite à la sauce de poisson, ce qui suscite l'enthousiasme. Grâce à cela, de nombreuses familles disposent de revenus supplémentaires pour financer l'éducation de leurs enfants.
Chaque fois que j'ai l'occasion de travailler dans la commune de Giong Rieng, je vois Mme Hanh, du hameau, debout au milieu du jardin de galangas, coupant les pousses avec agilité, le sourire aux lèvres : « Avant, je ne gardais du galanga que pour manger à la maison, qui aurait cru que maintenant je pourrais le vendre ? » Ce rire, baigné par le soleil de l'après-midi, réchauffe étrangement le cœur de l'auditeur.
Mme Hanh a expliqué que le mois dernier, une équipe de recherche universitaire est revenue avec du galanga pour étudier l'extraction d'huiles essentielles à des fins médicales. C'était une joie de voir le galanga de ma ville natale entrer en laboratoire. Qui sait, peut-être deviendra-t-il un jour un produit de santé.
Les pousses de galanga sont transformées pour obtenir le jeune noyau, un légume propre utilisé pour préparer de nombreux plats délicieux.
Les pousses de galanga ne sont pas seulement un aliment, mais aussi un cadeau de la terre pour la santé. Manger des pousses de galanga aide à se rafraîchir, stimule la digestion, réchauffe l'estomac les jours de pluie et contient également beaucoup de fibres, bénéfiques pour les intestins. On les cueille souvent pour les faire sauter avec de la viande, les cuisiner avec du poisson tête-de-serpent ou les tremper dans une sauce de poisson braisée ou vapeur.
Le galanga possède non seulement de nombreuses propriétés médicinales, mais c'est aussi une épice qui rend de nombreux plats plus délicieux.
Le galanga n'est pas seulement une épice culinaire, c'est aussi un médicament. Les anciens l'utilisaient pour réchauffer le corps, soigner les rhumes, soulager les maux d'estomac, combattre les bactéries et faciliter la digestion. On le faisait également bouillir dans l'eau du bain pour soulager la fatigue des personnes fraîchement rétablies. Aujourd'hui, grâce aux recherches, le galanga promet également de devenir une huile essentielle pour la médecine, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à cette plante simple.
Le galanga Giong Rieng est aujourd'hui certifié OCOP 3 étoiles, enregistré comme marque et présenté au salon. Il n'est pas seulement une marque, mais aussi la preuve que des produits apparemment simples peuvent avoir une grande valeur s'ils sont aimés et préservés.
Les pousses de galanga sont utilisées pour faire sauter des tripes braisées et de la viande de buffle.
Je pense qu'il existe des plantes qui sont comme des amies intimes de la campagne, observant silencieusement tous les changements. Le galanga de Giong Rieng est comme cela. Il garde le souvenir des saisons passées, nourrit la vie d'aujourd'hui et, qui sait, continuera à l'avenir.
Dans la douce brise, au milieu des rires des villageois, j'ai soudain senti l'odeur du galanga imprégner mon souffle et ma peau. Une odeur à la fois familière et étrange, à la fois l'âme du passé et la joie du nouveau, l'odeur de Giong Rieng, de ma patrie éternelle.
Article et photos : DANG LINH
Source : https://baoangiang.com.vn/ngo-rieng-ky-uc-va-niem-vui-hom-nay-a426081.html
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