1. Ces dernières années, le football vietnamien a vu des clubs se dissoudre ou se retirer faute de fonds. Plus récemment, Quang Nam , champion de V-League 2017, a annoncé qu'il ne pouvait plus concourir, obligeant le comité d'organisation à trouver d'urgence une équipe de remplacement.
En V-League, l'histoire de Quang Nam n'est pas rare, il n'est donc pas surprenant que dans la ligue inférieure, la Première Division, l'abandon du tournoi se produise également assez souvent, voire plus massivement.
Il est inévitable que les équipes de football au Vietnam dépendent des sponsors et des budgets locaux pour survivre, malgré le fait qu’elles soient professionnelles depuis 25 ans maintenant.

2. Récemment, les fans vietnamiens ont été assez surpris lorsque le Buriram United Club, champion en titre de la Thai-League, vient d'annoncer un chiffre qui a fait admirer toute l'Asie du Sud-Est : 30 000 maillots vendus au cours de la saison 2025/26, générant des revenus de plus de 25 millions de bahts (environ 20 milliards de VND).
Ce n’est pas un cas isolé : BG Pathum United, Muangthong United ou Chiangrai United ont tous des ventes de maillots de 10 000 à 20 000 unités par an.
Les équipes de football thaïlandaises y sont parvenues en créant des marques de club durables, en connectant les communautés de fans, en investissant dans des magasins officiels (en ligne et hors ligne) et en transformant les maillots en articles de mode de rue plutôt qu'en simples souvenirs de football.
En regardant les chiffres de la Thai-League, les équipes de la V-League sont clairement envieuses, car si elles peuvent le faire, après avoir déduit tous les coûts de production et de marketing... au moins chaque club aura quelques milliards de VND de plus sur son compte.

3. En termes d'expertise, le football vietnamien se rapproche désormais de la Thaïlande, et la dépasse même parfois en termes de performances. En témoignent la victoire de l'équipe vietnamienne en Coupe de l'ASEAN en 2024 et le triplé de l'équipe vietnamienne U23 en championnats d'Asie du Sud-Est…
L'expertise de l'équipe nationale est limitée, et il en va de même au niveau des clubs. La saison dernière, le CAHN a mis Buriram en difficulté pour remporter son premier titre de champion d'Asie du Sud-Est.
Mais, en termes de gestion, de rentabilité et d’exploitation… la V-League est toujours inférieure à la Thaïlande, donc chaque saison le football vietnamien a des difficultés de financement et abandonne le tournoi.
Donc, après 25 ans de professionnalisation, jusqu'à présent, la V-League, la plupart des clubs et même les fans ne sont toujours pas assez professionnels pour regarder la Thai-League et se sentir... tristes.
Source : https://vietnamnet.vn/v-league-va-bai-hoc-tu-cau-chuyen-o-buriam-va-thai-league-2430075.html
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